La rénovation de la ligne avec de meilleures dessertes, permettrait de répondre efficacement aux déplacements croisés d’une main d’œuvre clermontoise nombreuse et des habitants des Combrailles vers la métropole, ainsi que ceux des élèves des lycées agricole de Saint-Gervais d’Auvergne et professionnel de Saint-Eloy-les-Mines, lycéens qui ont participé nombreux au rassemblement initié par le Collectif de défense des services publics, le 13 octobre dernier.

Mais aujourd’hui, ces flux existants ou potentiels sont contraints par la vétusté de la ligne qui entraîne des temps de trajet dissuasifs, et par les tarifs et pratiques prohibitifs de la SNCF sur le fret.

Nous considérons qu’à l’heure du Grenelle de l’environnement, il est inadmissible d’entendre parler de fermeture de lignes ferroviaires. Au contraire, tous les objectifs de développement durable, visant à favoriser les transports collectifs, à lutter contre l’effet de serre et l’émission de gaz carbonique, à sécuriser et préserver un réseau routier saturé de camions, sont rassemblés dans la sauvegarde et la réhabilitation de cette ligne, incluant la restauration du Viaduc des Fades, symbole par-dessus la Sioule aux qualités environnementales et touristiques largement reconnues, de l’architecture de fer et de l’audace des ingénieurs du début du XXe siècle.

__Avec de nombreux conseils municipaux des Combrailles ayant délibéré pour demander le maintien et le développement de cette ligne ferroviaire, le Conseil régional d’Auvergne demande : - que dans ce dossier, il soit fait preuve de prospective et d’anticipation dans le cadre d’un développement durable et économique des territoires, - que la ligne ferroviaire Clermont-Montluçon, via Volvic, ainsi que l’ensemble du réseau ferroviaire auvergnat concerné par la nécessaire régénération, soient inscrits dans les décisions du Grenelle de l’environnement de rénover les lignes ferroviaires sur le territoire national, - refuse de participer au financement de la rénovation du réseau ferroviaire, les contribuables auvergnats n’ayant pas à supporter le coût d’une responsabilité qui incombe à l’Etat, le Conseil régional assurant par ailleurs un investissement important et lourd dans le financement des TER.__