Ce nouveau projet est en fait la mise en application pratique des préconisations du rapport Vallancien visant à la concentration et au regroupement des structures hospitalières qui ne tient absolument pas compte des situations sanitaires locales et des particularités géographiques des territoires. En Auvergne, les blocs des hôpitaux d’Ambert, Brioude, Issoire, Riom, Saint-Flour, Thiers sont menacés. Or, à partir du moment où un hôpital perd son service de chirurgie, il perd aussi son service d’anesthésie puis son bloc obstétrical ; cet arrêté risque donc à terme de renforcer les déserts sanitaires.

Contrairement à ce qu’avance Madame le Ministre BACHELOT, les praticiens eux-mêmes reconnaissent que la sécurité ne repose pas sur le nombre d’actes réalisés. La fermeture annoncée de 182 blocs désertifierait un peu plus les territoires et accentuerait les dépenses, les risques, les temps d’accès aux soins en multipliant les transferts.

Contrairement à cet arrêté-couperet, il faut une politique ambitieuse et audacieuse de couverture de santé du territoire, en augmentant les moyens des hôpitaux de proximité, avec l’objectif de traiter sur place tout ce qui peut être traité et orienter vers des sites spécialisés les autres cas. Il faut aussi que ces établissements bénéficient d’un recrutement suffisant en personnel formé.

Le conseil régional Auvergne demande au gouvernement de stopper ce projet dangereux et de relancer une véritable politique de santé de proximité sur l’ensemble du territoire."